Apprendre à vivre avec sa douleur

On parle de douleur chronique lorsque l’on souffre entre 3 et 6 mois sans solution pour se soulager. Pourtant, des stratégies existent pour apprivoiser sa douleur et l’atténuer.

Quand la douleur s’installe, elle affecte toute la vie d’une personne : vie professionnelle, mais aussi vie sociale, familiale, affective… La douleur épuise et peut aboutir au repli sur soi.

Être patient

C’est pourquoi il est conseillé de consulter rapidement votre médecin traitant, interlocuteur privilégié. D’autant que plus la douleur est présente depuis longtemps, plus elle prendra son temps pour disparaître. On ne guérit pas d’une douleur chronique au bout d’une semaine et il faudra être patient. Souvent déçu de ne pas être soulagé plus vite, le patient va changer de médecin et repartir à zéro sans forcément trouver le traitement efficace.

Le cercle vicieux de la douleur

Le risque est alors de tomber dans l’automédication, très courante. Pour autant, les médicaments ne suffisent pas toujours pour soulager. Vous entrez alors dans un cercle vicieux où vous êtes obligé de prendre toujours plus de médicaments pour vous soulager.

Des mots sur vos maux

La psychologie joue un rôle capital dans la douleur. Ainsi, l’anxiété la favorise et traiter ce symptôme est nécessaire pour la réduire. Vous pouvez faire appel à un thérapeute qui travaillera sur les émotions et les pensées et vous aidera à moins souffrir. Les méthodes de relaxation ont aussi montré leur efficacité pour se détendre. Car la douleur a cette particularité de s’auto-entretenir : la personne qui a mal va se contracter, accentuant ainsi la douleur.

Une prise en charge globale

Pour mieux vivre avec votre douleur, tous les intervenants susceptibles de vous soulager doivent interagir. Par exemple, si vous souffrez de douleurs lombaires, la consultation d’un kinésithérapeute sera très utile pour travailler la posture. Les médecines douces peuvent compléter votre traitement. En accord avec votre médecin, l’ostéopathie, l’acupuncture ou la phytothérapie sont des alliées pour lutter contre la douleur.

Rédiger un carnet de bord

Très utilisés dans les centres antidouleur (voir encadré), les carnets de bord sont un outil précieux. Le patient va y noter ses pensées, relever les variations de sa douleur et surtout, les facteurs la déclenchant. En s’auto-observant, les patients parviennent à reconnaître les éléments qui favorisent l’apparition de la douleur ou ceux qui l’accentuent : contrariété, stress, tensions familiales, etc. Ils peuvent également constater qu’ils n’ont pas ressenti de douleurs à certains moments, comme en vacances. Ces indices vont aider votre médecin à agir plus directement.

Avoir une bonne hygiène de vie

Enfin, en adoptant des réflexes de bien-être dans votre vie quotidienne vous contribuerez à apaiser la douleur. Par exemple, utiliser la chaleur (avec des coussins chauffants posés sur la zone douloureuse) peut l’atténuer. Pratiquer une activité physique, avoir un sommeil réparateur et une alimentation équilibrée participent également à mieux encadrer la douleur. En résumé : pensez à vous faire du bien.

Les centres de traitement des douleurs

On distingue quatre catégories.

Accessibles sur ordonnance, les centres antidouleur s’adressent aux personnes qui souffrent de douleurs persistantes. Ces structures mettent en place une prise en charge multidisciplinaire, individualisée et personnalisée. L’enjeu du traitement est que la douleur impacte le moins possible la vie quotidienne.
Liste des centres antidouleur

À lire

Ma douleur, comment l’apprivoiser (Odile Jacob, 2012) Chantal Nollet-Clémençon, psychologue clinicienne et psychothérapeute.

Cet article en synthèse

  • La douleur est chronique quand un patient souffre entre 3 et 6 mois sans être soulagé.
  • Il ne faut pas attendre pour consulter.
  • La prise en charge doit être globale afin d’associer tous les intervenants susceptibles de la soulager.

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