Comment repérer une personne victime d’un AVC ?

Il est essentiel de savoir reconnaître les premiers symptômes de l’AVC : une prise en charge rapide – moins de 3 heures – réduit de 30% la mortalité et limite la gravité des séquelles.

Petit rappel : l’accident vasculaire-cérébral (AVC) résulte d’un arrêt soudain de la circulation sanguine qui prive le cerveau d’oxygène. L’AVC est la troisième cause de mortalité en France (la première chez les femmes) et la première cause de handicap acquis chez l'adulte. Près de 150 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année. Soit un AVC toutes les quatre minutes.


Comment reconnaitre un AVC ?

En cas d’AVC, un ou plusieurs symptômes neurologiques apparaissent de façon brutale, soudaine, et inexpliquée. Les principaux signes d’alerte sont :

  • Déformation de la bouche.
  • Faiblesse ou engourdissement d’un bras, d’une jambe ou d’un seul côté du visage. (Impossibilité de lever un bras, troubles de l'équilibre ou chute soudaine, vertiges).
  • Troubles de la parole.
  • Diminution, trouble ou perte brutale de la vision.
  • Maux de têtes violents et intenses.

D’autres symptômes d’apparition soudaine, plus atypiques, peuvent indiquer une présomption d’AVC : nausées, essoufflement, douleurs à la poitrine, un état mental altéré, douleurs au visage, etc.

En cas de doute, quelques vérification rapides :

  • Demandez à la personne de lever les deux bras : en cas d'AVC, un bras peut pendre plus que l'autre.
  • Demandez-lui de serrer vos mains : si la pression est moins forte d'un côté c'est un signe.
  • Demandez-lui de sourire, serrer les dents, tirer la langue : une asymétrie au niveau du visage est caractéristique de l'AVC.
  • Faites parler la personne, posez-lui des questions pour détecter des troubles du langage.

Comment réagir ?

En présence de l'un de ces signes, appelez sans tarder le 15 (Samu) ou le 112 (numéro d'urgence européen). Les personnes rencontrant des difficultés à entendre ou parler peuvent communiquer par SMS via le 114.

Que faire en attendant les secours ?

Si vous êtes seul, restez assis ou allongé en attendant les secours. Appelez une personne qui sera rapidement chez vous et pourra vous accompagner.

Si vous êtes avec une personne victime d’un AVC :

  • Allongez la personne malade avec un oreiller sous la tête ou en position latérale de sécurité si vous la connaissez.
  • Ne la faites pas boire, ni manger.
  • Ne lui donnez aucun médicament oral ou en injection même s'il s'agit d'un traitement habituel.
  • Notez l'heure de survenue des premiers signes de l'AVC. Un détail important pour les traitements à venir.
  • Regroupez si possible les ordonnances et les derniers examens de sang réalisés.

Source : ameli.fr

“VITE”, le pense-bête utile

Le site de l’assurance maladie livre un moyen mnémotechnique pour identifier un AVC et réagir : “VITE“. V. pour Visage paralysé. I pour Impossible de bouger un membre. T pour Trouble de la parole et E comme Eviter le pire en appelant le 15 (Samu).

L’accident ischémique transitoire, un mini-AVC à ne surtout pas négliger

L'accident ischémique transitoire se traduit par les mêmes symptômes que l’AVC. Mais ces derniers s’estompent rapidement, sans laisser de séquelles. C’est pourquoi on les confond souvent avec un simple malaise. Pourtant, le risque de faire un AVC dans les jours et mois qui suivent est élevé. Il est impératif de contacter le Samu (15) pour une prise en charge hospitalière.

En savoir plus sur l'accident ischémique transitoire

 

 

Cet article en synthèse

  • Savoir reconnaître immédiatement les signes annonciateurs de l’AVC réduit la mortalité et les séquelles.
  • Déformation de la bouche, faiblesse ou engourdissement d’un bras, d’une jambe ou d’un seul côté du visage, troubles soudains de la parole et de la vision, maux de têtes violents sont les principaux signes d’alerte.
  •  150 000 personnes sont victimes d’un AVC par an en France.

Partagez cet article