Le glaucome, une maladie qui touche particulièrement les seniors

Maladie grave de l’œil provoquant une diminution du champ de vision, le glaucome se caractérise par une destruction lente du nerf optique. C’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Même s’il peut se manifester à tout âge, ce sont surtout les personnes âgées de plus de 70 ans qui sont majoritairement atteintes. Environ 1 million de personnes sont concernées en France. Pour s’en prémunir, mieux vaut donc consulter.

Hérédité, traumatisme, problème de vue (cataracte, myopie prononcée), conséquence d’une autre maladie (diabète, hypertension, troubles cardiovasculaires, hypothyroïdie non contrôlée), origine ethnique, ou usage de médicaments dilatant la pupille (antispasmodiques, antihistaminiques, antidépresseurs et dérivés nitrés…), plusieurs facteurs peuvent déclencher le glaucome ou, plutôt devrait-on dire, les glaucomes car on distingue le glaucome à angle ouvert, le glaucome à angle fermé et le glaucome congénital.

Comment savoir si on est atteint d’un glaucome ?

En général, il n’y a pas de symptômes précurseurs. La maladie progresse de façon insidieuse et la moitié des gens qui en sont atteints l’ignore jusqu’au jour où la vision est altérée sur les côtés avec une difficulté à fixer son regard sur une cible mobile. Le champ visuel se rétrécit de plus en plus jusqu’à ce que seule une petite portion de l’environnement extérieur reste visible.

Les déficits déjà existants ne pouvant être récupérés, il est recommandé de réaliser périodiquement un dépistage chez un médecin ophtalmologiste :

  • tous les trois ans pour les plus de 40 ans,
  • tous les deux ans pour les plus de 50 ans,
  • tous les ans pour les plus de 60 ans.

Les différents types de glaucomes

• Le glaucome à angle ouvert
C’est le plus fréquent puisqu’il représente 80 % à 90 % des cas et, généralement, il atteint les deux yeux. Il se forme lentement, sur une période de 10 ans à 20 ans. L’angle « ouvert » est celui formé par la jonction entre l’iris et la cornée (angle irido-cornéen). Le principal symptôme est la hausse graduelle de la pression à l’intérieur de l'œil. Cette pression intraoculaire anormale est détectable par un examen de la vue.

• Le glaucome à angle fermé
Il est plus rare et plus spontané car il survient à la suite d'une augmentation soudaine de la pression dans l’œil. Il touche d’abord un œil, puis le second, dans un délai de 5 ans si aucun traitement n’est mis en œuvre. Il se manifeste par une douleur oculaire très forte, une baisse de vision, ainsi que des halos colorés autour des lumières. Il s’agit d’une urgence médicale car, non traitée rapidement, la personne peut devenir aveugle.

• Le glaucome congénital
Il survient dès la naissance ou quelques mois plus tard. Il touche généralement les deux yeux. Parfois héréditaire, il peut aussi être généré par une malformation oculaire, en général une cataracte congénitale ou, encore, certaines maladies rares.

Comment diagnostiquer les glaucomes ?

• Le test de tonométrie
Le tonomètre permet de mesurer la pression à l’intérieur de l’œil, soit par un jet d’air pressurisé sur l’œil ouvert, soit par instillation d’un collyre anesthésique à l’aide d’un cône aplati posé sur la cornée. La pression intraoculaire normale se situe entre 8 mmHg et 21 mmHg. Au-delà, on peut suspecter un glaucome.

• La mesure de l’épaisseur de la cornée
Cette mesure de l’épaisseur de la cornée est importante car elle conditionne le résultat obtenu au test de tonométrie. Si la cornée est épaisse, la pression est surestimée, si la cornée est mince, la pression est sous-estimée.

• L’observation de l’œil
Il s’agit de débusquer les éventuels dommages au nerf optique à l’aide d’un appareil qui dirige une lumière dans l’œil.

• Le test du champ de vision
L’objectif est d’évaluer l’étendue du champ visuel en demandant au patient de fixer une cible au centre d’une sphère illuminée.

Cet article en synthèse

  • Le glaucome est une maladie grave de l’œil pouvant entrainer la cécité.
  • Il existe trois sortes de glaucome pouvant être diagnostiqués grâce à un dépistage périodique.
  • Les traitements actuels permettent de ralentir ou stopper sa progression.

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