À la découverte des jeunes aidants

Alors que l’on connait assez bien le portrait type de l’aidant, en majorité une femme de plus de 50 ans apportant son soutien à son conjoint dépendant, on découvre, depuis peu, que de nombreux enfants et adolescents se trouvent dans la même situation. En France, 500 000 jeunes aidants seraient confrontés à cette lourde responsabilité.

Une relation de cause à effet

Avec la multiplication des divorces et des familles monoparentales, un grand nombre de jeunes enfants et d’adolescents, entre 12 et 18 ans, se retrouvent dans la situation inhabituelle de devoir s’occuper du parent avec lequel ils vivent. Il s’agit souvent de :

Des responsabilités multiples

16,9 ans

c’est l’âge moyen de ces jeunes aidants qui accomplissent des tâches quotidiennes multiples.

Ils y consacrent un temps non négligeable, au moins 1 heure par jour (73%), et souvent plus de 2 heures (36%) en semaine, et encore plus de temps le week-end :

61%
apportent un soutien moral (tenir compagnie, écouter, remonter le moral…),

 

51%
une aide domestique (courses, ménage, cuisine…),
43%
une aide aux déplacements,
43%
un soutien d’ordre médical (aller à la pharmacie, assurer le suivi, préparer les médicaments…),
33%
une aide administrative,
20%
un soutien intime (toilette, habillement…).

 

41%
des jeunes aidants déclarent ne pas
avoir eu le choix,
35%
assurent qu’ils sont les seuls à accepter
d’accompagner ce parent,
33%
aident seuls, sans autre soutien.


Un impact social et affectif

Si aider un proche permet à ces jeunes aidants de gagner en maturité (82%) et de mieux comprendre les adultes (84%), leur engagement se fait souvent au détriment de leur santé, de leurs loisirs, de leurs études, ou de leur travail pour les plus âgés.

75%
se sentent fatigués,
61%
ont du mal à dormir,
60%
ressentent des douleurs au dos ou aux bras,
54%
estiment ne pas profiter de leur jeunesse,
47%
se disent gênés par le regard des autres,
44%
déclarent avoir des difficultés pour se concentrer la journée,

46%
évitent d’inviter leurs amis chez eux,
41%
n’ont mis personne au courant,
34%
ont été absents au moins une fois lors du trimestre écoulé,
33%
ont été en retard dans leurs études (ou vie professionnelle),
31%
se sentent dépassés,
21%
ressentent a minima un fardeau modéré, voire sévère…

Un besoin de soutien

46% sont favorables à ce qu’on leur propose une aide

Ils imaginent cette aide sous 3 formes différentes :

  • la famille, cercle de soutien proche et naturel,
  • l’école ou l’université,
  • d’autres aidants pour dialoguer, échanger et partager leur expérience.

Sources : Institut Ipsos et fondation Novartis

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