Parler de la maladie aux adolescents : communiquer est essentiel

À l’adolescence (13-18 ans), les jeunes n’ont pas la même perception de la maladie que les enfants. Lorsqu’un proche est atteint d’une maladie grave, il est important que vous les considériez “comme des grands” avec lesquels vous pouvez discuter d’égal à égal.

Vers 13-15 ans, beaucoup d’enfants ont déjà vécu l’expérience de la maladie d’une connaissance. S’il est plus facile de leur parler de la maladie d’un proche qu’à un jeune enfant, l’adolescent est aussi plus fragile car il traverse une période complexe. La maladie d’un proche peut alors avoir un impact significatif sur sa vie.

Restez attentif à ses réactions

Dans ces moments difficiles, votre rôle est de ne jamais oublier de communiquer avec votre adolescent afin qu’il ne se sente pas mis à l’écart, mais considéré comme un allié.
Les jeunes adultes font face à la maladie à leur façon. Par exemple, ils pourront avoir des phases régressives, être envieux des plus jeunes qui se font dorloter ou encore rejeter la situation. Leur combat personnel peut créer de fortes émotions, y compris de la colère.

Libérez la parole

Il est donc important de veiller à ces changements de comportement et d’en discuter avec eux. Il est essentiel de ne pas brusquer les choses mais de les aider à exprimer leurs sentiments. “Les parents ont des positions d’équilibristes, explique Anne-Laure Dumond, psychologue. Ils doivent rester ouverts et disponibles pour leur enfant sans jamais s’immiscer dans son intimité.”

Respectez son cercle d’amis

Dès l’âge de 13 ans, les amis tiennent une grande place dans la vie des jeunes dont le champ social s’élargit au-delà de la sphère familiale. Ils préfèreront peut-être trouver du soutien auprès d’autres personnes que vous et/ou se rapprocher de jeunes vivant ou ayant vécu la même situation qu’eux.
Mais il arrive aussi que les adolescents ne souhaitent pas se sentir différents de leurs amis. Ils choisiront alors de ne pas leur parler ouvertement de leurs émotions. Pour leur permettre de s’exprimer et éviter qu’ils ne se renferment sur eux-mêmes, vous pouvez aussi les encourager à écrire dans un journal ou à jouer d’un instrument de musique, selon leur caractère.

Passez du (bon) temps avec la personne malade

À l’inverse, des jeunes peuvent exprimer le désir de s’occuper de la personne malade et vouloir s’investir dans sa prise en charge. Pour que ces moments se passent au mieux, indiquez-lui la démarche :

  • Laisser se reposer la personne atteinte dès les premiers signes de fatigue. L’énervement ou l’agitation sont des signes à ne pas négliger.
  • Prendre garde à ne pas être interrompu pendant une activité, car l’important est de ne pas déranger ces instants de complicité.
  • Respecter les envies de la personne malade et ne pas l’obliger à faire une activité.
  • Mettre en place des repères : la personne âgée a besoin de rituels. L’activité doit toujours être faite de la même manière, en s’asseyant toujours au même endroit et dans la même pièce.
  • Privilégier des activités simples et ne nécessitant pas l’utilisation d’outils dangereux afin d’éviter tout accident.

Le but est que votre adolescent ne s’occupe que de son parent. Laissez-le développer une relation personnelle avec lui. Outre les précieux moments qu’il passera, il se sentira responsabilisé et fier de la confiance que vous lui accordez.

Cet article en synthèse

  • Ne mettez pas à l’écart votre adolescent et parlez-lui d’égal à égal.
  • S’il souhaite s’investir dans la prise en charge de la personne malade, encouragez-le en lui expliquant la bonne attitude à adopter.

AVC/Crise cardiaque
Le bateau de grand-père
Peter DICKINSON, éditions Gallimard jeunesse, 2006 Le grand-père de Gavin construit des maquettes de bateaux. C’est bientôt l’anniversaire de Gavin et grand-père lui offrira le bateau qu'il est en train de finir. Mais grand-père est victime d'un grave accident cérébral, et ne peut plus bouger. Gavin est effondré, car le vieil homme représente tout pour lui…
A partir de 10 ans.

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