D’une fracture du col de fémur à la dépendance

Très fréquente chez les personnes âgées, la fracture du col du fémur peut entraîner une perte d’autonomie et avoir des répercussions sur la santé générale.

Selon l'Inserm, 50 000 fractures du col du fémur chez les personnes âgées de plus de 55 ans sont dénombrées chaque année en France. C'est l'un des accidents les plus fréquents chez les personnes âgées dont les articulations, et plus particulièrement le bassin, sont fragilisées avec le temps.

Qu’est-ce qu’une fracture du col du fémur ?

Aussi appelée « fracture de la hanche », la fracture du col du fémur intervient après un choc et se caractérise par une fissure près de l’articulation de la hanche. Elle survient souvent après 70 ans à l’occasion d’une chute, même minime, et entraîne de fortes douleurs. Elle peut être aussi spontanée : c’est elle qui va alors provoquer la chute. L’ostéoporose, qui fragilise la structure osseuse, explique la fréquence des fractures du col du fémur, notamment chez les femmes, quatre fois plus touchées que les hommes.

Comment se soigne une fracture du col du fémur ?

Afin d’éviter des complications importantes, deux traitements existent :

  • réservée aux personnes actives, l’osthéosynthèse consiste en la pose de clous, de vis et parfois de plaques pour stabiliser la fracture qui va se consolider d’elle-même ;
  • pour les personnes âgées peu mobiles, une arthroplastie est indiquée. Lors de cette intervention chirurgicale, l’articulation de la hanche est remplacée par une prothèse. Le col fémoral étant une zone difficile à vasculariser, la consolidation de l’os est très lente et il faut compter 3 à 6 mois de récupération. Cette opération nécessite une rééducation, souvent longue et douloureuse.

Quelles sont les conséquences d’une fracture du col du fémur ?

Pour 55 %(1) des personnes victimes d’une fracture du col du fémur, les séquelles sont permanentes. La hanche jouant un rôle clé dans la motricité, la fracture du col du fémur conduit à une perte d’autonomie importante et marque parfois le basculement dans le 4e âge. Elle engendre des difficultés pour marcher qui entraînent une peur de sortir seul. De fait, l’activité physique est réduite, alors qu’elle est essentielle pour entretenir la vitalité physique et morale. En outre, l’épisode de la chute est un véritable traumatisme si la personne est restée au sol trop longtemps, et peut être à l’origine d’un début de démence.
Une fois le col fémoral brisé, le domicile de la personne âgée doit être aménagé afin qu’elle puisse continuer à vivre chez elle (installation d’une barre de maintien dans la douche et dans les toilettes, d’un siège monte-escaliers, etc.). Mais parfois le maintien au domicile n’est plus possible et un placement en maison de retraite médicalisée doit être envisagé.
(1) Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - janvier 2016.

 

 

Partagez cet article