Journée de solidarité : où va l’argent ?

Le 10 juin dernier, le lundi de Pentecôte s’est de nouveau imposé comme une journée travaillée mais non payée au titre de la “Journée de solidarité”. Les fonds récupérés servent à financer les établissements et les services médico-sociaux, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), ainsi que des actions de prévention. Observons de plus près !

La Journée de solidarité

Même si le lundi de Pentecôte reste symboliquement la date de la Journée de solidarité, dans les faits, depuis la réforme de 2008, celle-ci est indépendante du calendrier. Depuis cette date, les entreprises sont libres de choisir le jour qui sera travaillé par les salariés pour financer le grand âge et le handicap, qu’il s’agisse du lundi de Pentecôte ou d’un jour quelconque de l’année.

Un montant, deux sources

Les employeurs, publics et privés, gèrent à leur guise l’organisation de cette journée de travail non rémunérée. Ils versent la somme correspondante à la Contribution solidarité autonomie (CSA). De leur côté, les retraités imposables participent également à cet effort au travers de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa).

La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) comptabilise cette journée travaillée non payée. En 2019, la Journée de solidarité a permis de collecter.

La redistribution des recettes

Les personnes âgées

Avec 1,96 milliard d’euros (contre 1,45 milliard en 2018), le Grand âge est le principal bénéficiaire de la Journée de solidarité. Cette somme est consacrée :

  • au fonctionnement et à la modernisation des établissements et des services médico-sociaux pour personnes âgées,
  • à la prévention de la perte d’autonomie (ateliers collectifs sur l’équilibre, le sommeil ou la mémoire, sensibilisation à la prévention des chutes, aide à l’acquisition de matériel adapté…),
  • à financer en partie l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Les personnes handicapées

894,7 millions d’euros sont affectés :

  • au fonctionnement et à la modernisation des établissements et services médico-sociaux pour personnes handicapées,
  • à financer en partie la prestation de compensation du handicap (PCH),
  • au financement du fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), ainsi que des lieux d’information et d’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches.

L’habitat inclusif

15 millions d’euros sont investis dans le développement de nouvelles formes d’habitat pour les personnes âgées et les personnes handicapées.

Les proches aidants

6,3 millions d’euros sont destinés à renforcer l’accompagnement des proches aidants de personnes en perte d’autonomie et à soutenir le développement de l’accueil familial.

Cet article en synthèse

  • La Journée de solidarité correspond à 1 journée de travail non rémunérée.
  • L’employeur fixe seul les modalités de réalisation de la journée de solidarité.
  • La Journée de solidarité a permis de récolter 2,88 milliards d’euros en 2019.
  • Les sommes sont investies au profit des personnes âgées, des handicapés, des proches aidants et de l’habitat inclusif.

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