L’assistant médical, au service d’une meilleure prise en charge des patients

Nous avons tous été déjà confrontés à la difficulté d’obtenir un rendez-vous rapide avec un médecin traitant, ou un spécialiste. Pour fluidifier leurs plannings, les décharger de certaines tâches administratives, mais aussi préparer avec plus d’efficience la consultation, un nouvel acteur a fait son apparition à leurs côtés depuis septembre 2019 : l’assistant médical. Découverte d’un nouveau métier essentiel !

Une fonction qui répond à plusieurs enjeux

Avec un rôle bien distinct et complémentaire de celui de secrétaire médicale, celui de l’assistant médical vise avant tout à accompagner votre médecin dans sa pratique quotidienne pour libérer du « temps médical ». Ainsi assisté, celui-ci peut prendre un plus grand nombre de patients en consultation, mais aussi recentrer son action sur sa mission de soignant. Rappelons également que votre praticien est engagé dans une démarche de coordination des soins et que, donc, disposant de plus de temps, il peut plus facilement en assurer la continuité avec l’ensemble des autres acteurs impliqués dans votre prise en charge. Pour vous, cela se traduit par moins de difficultés pour obtenir un rendez-vous rapidement et, surtout, par un bien meilleur suivi médical.

Les principales missions de l’assistant médical

S’il appartient à chaque médecin de déterminer le rôle de son assistant médical, selon ses besoins et les compétences de la personne recrutée à ce poste, ses principales missions sont clairement définies :

  • La prise en charge de tâches administratives chronophages :
    Telles que l’accueil, la création et la gestion du dossier informatique du patient, la saisie des informations administratives et médicales, l’aide à la mise en place de la télémédecine dans le cabinet…
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  • La préparation et la participation à la consultation :
    De l’aide au déshabillage, à la prise des constantes (température, pulsation, pression artérielle, rythme respiratoire, poids, mensurations, etc.), mais aussi : mise à jour du dossier patient (dépistages, vaccinations, mode de vie), délivrance de tests de dépistage, aide à la réalisation d’actes techniques comme, par exemple, une échographie, une électrocardiographie, un examen de la vision…

    L’assistant médical est également autorisé à accompagner le médecin dans sa mission de coordination, notamment avec les autres acteurs intervenant dans la prise en charge des patients.

Quelle formation, quel profil ?

Cette nouvelle fonction est le résultat de négociations entre les représentants des médecins et l’Assurance maladie. Elle sera prochainement sanctionnée par une qualification professionnelle qui est en cours de définition. Pour faciliter et accélérer les premiers recrutements d’assistants médicaux, le diplôme n’est pas exigé les premières années. En revanche, la personne occupant le poste s’engage à suivre une formation spécifique et à obtenir son diplôme. Ce nouveau métier est réservé à des soignants (infirmières et aides-soignantes), et à des non soignants comme les secrétaires médicales, mais il n’a pas pour vocation à remplacer cette dernière !

70 % des médecins peuvent disposer d'un assistant médical

Tous les médecins ne disposeront pas d’un assistant médical

Comme le médecin bénéficie d’une aide financière de l’Assurance maladie pour le recrutement de son assistant médical, certaines conditions sont exigibles. Les médecins généralistes doivent avoir plus de 640 patients dont ils sont le médecin traitant. Pour les spécialistes, ils doivent cumuler un certain nombre de patients différents tout au long de l’année. En contrepartie de cette aide, les médecins s’engagent à augmenter leur nombre de patients. On estime qu’environ 70 % des médecins peuvent disposer d’un assistant médical.

Cet article en synthèse

  • Le métier d’assistant médical est effectif depuis le mois de septembre 2019.
  • Il prend en charge des tâches administratives, la préparation et l’accompagnement durant la consultation et des missions de coordination.
  • Le métier est accessible aux infirmiers et aides-soignants, et aux secrétaires médicales. Une formation est en cours d’élaboration.

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