Qui a droit au répit ?

Entrée en vigueur le 1er mars 2016, la loi relative à l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) a instauré un droit au répit pour les proches aidants de personnes âgées de plus de 60 ans en situation de dépendance. Qui peut en bénéficier et quelles sont les démarches à effectuer ?

Qu’est-ce que le droit au répit ?

Pour les proches aidants, pouvoir s’accorder un peu de répit a du sens, tant l’accompagnement des personnes malades, en situation de handicap et de dépendance, n’est pas sans impact sur leur santé et leur vie personnelle(1).
Le droit au répit va leur permettre de se reposer ou de dégager du temps, sachant leur proche accompagné par des personnes compétentes et de confiance. Il s’agit de les aider à préserver leur santé, leur couple, leur entourage, leurs passions, etc., et à avoir plaisir à retrouver leur proche après cette parenthèse.

Qui peut bénéficier du droit au répit ?

Les aidants de personnes âgées qui :

• sont éligibles à l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), c’est-à-dire qu’elles présentent une perte d’autonomie importante (Gir 1 à 4).
et
• ont atteint le plafond du plan d’aide possible, soit 1719,94 euros/mois pour le Gir 1, 1 381,04 euros / mois pour le Gir 2, 997,85 euros/mois pour le Gir 3 et 665,61 euros/mois pour le Gir 4 (montants au 1er janvier 2018).

Tous les aidants au sens de la loi ASV sont concernés (voir encadré).

Comment en faire la demande ?

Le droit au répit est lié à l’APA.

Si votre proche ne touche pas l’APA mais en a fait la demande, une équipe médico-sociale envoyée par le Conseil départemental se déplacera à son domicile et évaluera votre besoin de répit à ce moment-là.

Si votre proche est déjà bénéficiaire de l’APA, vous pouvez contacter les services concernés au Département pour demander une révision de l’allocation, qui déclenchera une nouvelle visite de l’équipe médico-sociale.

Enfin, vous pouvez directement faire part de votre besoin de répit aux services du Conseil départemental, même sans révision de l’APA. À charge de l’équipe médico-sociale de venir évaluer ce besoin.

À qui s’adresser ?

  • Au Conseil départemental
  • Au Centre Local d'Information et de Coordination gérontologique (CLIC)
  • A la Plateforme d'accompagnement et de répit
  • Au Centre Communal d'Action Sociale (CCAS)

Qu’est-ce qu’un proche aidant ?

Selon la définition de la loi, le proche aidant d’une personne âgée en perte d’autonomie est soit le conjoint, soit le partenaire avec qui la personne âgée en perte d’autonomie a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, soit un parent, un allié ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables comme un voisin ou un ami. Le proche aidant lui apporte son aide pour une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne de manière régulière et à titre non professionnel.

(1) 48 % des aidants déclarent avoir des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas avant d’être aidant et 50% des aidants ne parlent pas des difficultés liées à leur rôle d’aidant avec les professionnels de santé (enquête menée par l’Association Française des Aidants auprès de 200 aidants identifiés par 5 réseaux de santé – Février 2016).
(2) Un professionnel vient s’installer quelques jours chez la personne dépendante, en remplacement de l’aidant, et accomplit toutes les tâches réalisées habituellement par l’aidant. Pour en savoir plus :

Cet article en synthèse

  • Le droit au répit pour les proches aidants de personnes âgées de plus de 60 ans en situation de dépendance a été instauré par la loi relative à l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) entrée en vigueur le 1er mars 2016.
  • Pour les proches aidants, le droit au répit va leur permettre de se reposer ou de dégager du temps afin de se ressourcer.
  • Le droit au répit est destiné aux aidants de personnes âgées qui sont éligibles à l’APA et qui ont atteint le plafond du plan d’aide possible.
  • En 2018, le montant du droit au répit s’élève à 501,69 euros par an et par personne aidée.

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