Accident vasculaire cérébral (AVC) : savoir agir pour se préserver

En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est l’une des principales causes de mortalité, la troisième chez l’homme et la première chez la femme avant le cancer du sein[1]. C’est aussi la première cause de handicap acquis de l’adulte[2] et la deuxième cause de démence chez les seniors[3]. Or, il est possible de minimiser les conséquences de l’AVC. Par une meilleure prévention, d’abord, en mettant ses facteurs de risques sous contrôle. Par une meilleure connaissance des symptômes de l’AVC, ensuite, pour assurer une prise en charge plus rapide de la victime. Par une meilleure récupération du patient, enfin, grâce à une rééducation précoce et une convalescence privilégiant confort, sécurité et soutien.

L’ABC de l’AVC

L’accident vasculaire-cérébral (AVC), aussi appelé attaque cérébrale, résulte d’un arrêt soudain de l’irrigation sanguine dans une zone du cerveau. Privées d’oxygène, les cellules du tissu cérébral affecté meurent, générant de graves séquelles chez la personne touchée voire son décès.

Dans 80 % des cas, c’est un caillot sanguin (thrombus) qui bouche l’artère et provoque un AVC ischémique.

Lorsque les symptômes de l’AVC disparaissent rapidement, la personne est victime d’un AIT (accident ischémique transitoire). Cette attaque cérébrale sans conséquences apparentes doit être prise en charge de toute urgence car c’est un signe avant-coureur d’AVC.

Dans 20 % des cas, l’AVC est déclenché par la rupture d’un vaisseau à l’intérieur du cerveau. Le saignement vient former un hématome qui compresse les tissus cérébraux et empêche le sang de circuler. Dans ce cas, on parle d’AVC hémorragique.

Cette forme d’AVC peut notamment être due à une rupture d’anévrisme. L’anévrisme correspond à la déformation d’une artère qui crée une poche dans laquelle le sang stagne. En grandissant, cette excroissance affine la paroi du vaisseau qui peut à tout moment se déchirer et provoquer l’hémorragie. Cette malformation, le plus souvent non héréditaire, est généralement présente dès la naissance.

 

Pour mieux connaître l’AVC, savoir comment le prévenir, l’identifier rapidement et gérer la convalescence lorsque l’accident survient, consultez les 3 articles de notre dossier :

 

 


[1] Source : Société française neuro-vasculaire (SFNV), 2018.
[2] Source : INSERM.
[3] Source : SFNV, 2018.

 

 

 

 

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