Quels services mettre en place pour vous aider au quotidien ? (partie 2)

Bien vivre chez soi malgré l’âge ou la dépendance, c’est possible… à condition d’être bien entouré et de se faire aider au quotidien. Difficultés à préparer ses repas, crainte de tomber et de ne plus pouvoir se relever… En complément de l’aide à domicile, quels services mettre en place pour vous assurer confort et sécurité ? Du portage des repas à domicile à la téléassistance, des solutions existent…

Des repas tout prêts livrés chez soi

Vous avez plus de 60 ans et vous rencontrez des difficultés pour faire les courses ou la cuisine, pourquoi ne pas opter pour un service de portage de repas à domicile ?

Le principe : un plateau-repas (chaud ou à réchauffer) est livré chez vous le(s) jour(s) de votre choix (le vendredi pour le week-end).

Les avantages : les menus, composés par un diététicien, sont adaptés à votre régime alimentaire et à votre état de santé, ce qui évite carences et dénutrition. De plus, en restant chez vous, vous limitez les risques de chutes(1) , surtout si vous marchez difficilement, tout en gardant un contact humain.

Les aides financières :

  • si vos ressources vous permettent de bénéficier du service de portage géré par la collectivité locale, le tarif appliqué, fixé chaque année par le Président du Conseil général, dépendra de votre quotient familial et de vos revenus,
  • si vous devez faire appel à une entreprise ou une association agréée, une partie des frais (10 € à 12 € par repas) peut être prise en charge par l’APA, la caisse de retraite ou le crédit d’impôt au titre des services à la personne (50 % des frais de livraison sont déductibles).

Contactez le CCAS (Centre communal d’action sociale), le CIAS (Centre intercommunal d’action sociale) ou la mairie de votre domicile pour être orienté vers le service adéquat.

Pensez-y
Si votre commune dispose d’un foyer-restaurant et si vous pouvez vous y rendre, profitez-en ; ce service de restauration collective propose des menus équilibrés à prix modérés et vous permet de partager un moment convivial.

Une sécurité assurée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7

S’équiper d’une téléalarme (ou téléassistance) permet d’alerter rapidement les proches ou les secours en cas de problème.

Le principe : en cas d’anomalie, une alarme se déclenche par simple pression ou de façon automatique. L’alerte est alors transmise au service de téléassistance qui se met en relation avec vous via le système (et non par téléphone) pour évaluer la situation ; si nécessaire, il alerte les contacts enregistrés dans le contrat ou les secours si personne ne peut se rendre sur place.

À vous de choisir la téléassistance qui vous convient, simple ou plus élaborée, selon vos besoins :

  • classique, avec son boîtier à porter en permanence (médaillon, clip ou montre) pour pouvoir appuyer sur le bouton d’alerte si vous tombez ou êtes sur le point de faire un malaise,
  • automatique grâce à des détecteurs de mouvements qui envoient l’alarme via le système en cas d’anomalie (chute, absence de mouvements), très utile en cas de perte de connaissance,
  • géolocalisée pour être localisé à l’intérieur comme à l’extérieur de chez soi en appuyant sur un bouton d’alerte ou sur l’un des numéros enregistrés ou encore en programmant l’alerte pour qu’elle se déclenche en cas de sortie d’un périmètre prédéfini,
  • médicalisée afin d’être équipée d’un dispositif de téléassistance classique qui permet également de contacter le médecin du centre d’assistance en cas de problèmes de santé, d’angoisses ou de sentiment d’isolement.

Pour quel budget ?

Le coût de l’abonnement varie en fonction du prestataire et du système choisi (détecteur de chute ou de présence au lit, géolocalisation, contrôle de température ambiante…).

Pour une téléalarme classique, comptez entre 30 € à 40 € par mois auxquels il faut ajouter le coût des options et parfois les frais de dossier ou d’installation (de 20 € à 60 €).

Privilégiez les opérateurs déclarés au titre des services à la personne pour bénéficier d’aides financières : réduction d’impôts (égale à 50 % de la dépense et plafonnée selon les revenus) ; prise en charge partielle des frais par l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), la prestation de compensation du handicap (PCH) ou encore par le département, la commune, les caisses de retraite, la complémentaire santé…

De plus, si vous avez souscrit une garantie dépendance, cette dernière pourra couvrir une partie des frais. Votre mutuelle peut également vous proposer une aide non remboursable au titre de son action sociale. C’est le cas par exemple de la mutuelle Tutélaire qui octroie à ses adhérents éligibles(2) une aide à titre gracieux.

Qui contacter ?

Des associations, des entreprises privées et même certaines communes ou certains départements proposent ce service.
Contactez votre point d’information local ou votre mairie pour plus d’informations sur les organismes qui assurent ce service près de chez vous et sur les aides octroyées.
Si vous percevez l’APA, l’équipe médico-sociale qui est venue évaluer votre situation peut aussi vous renseigner.

Quels points vérifier avant de faire son choix ?

  • Le contrat propose-t-il des options supplémentaires (détecteur de chute, géolocalisation…) ?
  • Quel est le coût des tests automatiques vérifiant régulièrement le bon fonctionnement de l’installation ?
  • Une suspension du service est-elle possible (en cas d’hospitalisation, par exemple) ? Quel est le montant des frais associés ?
  • L’entretien du boîtier est-il payant ? S’il tombe en panne, quel est le délai de réparation (en semaine, le week-end) ?

Pensez-y

Gardez un double de votre contrat d’abonnement pour pouvoir en consulter les modalités à tout moment (facturation, service après-vente, résiliation, remboursement, restitution…).

Pour mieux connaître les autres services d’accompagnement, comme l’aide au quotidien et les soins à domicile, lisez la partie 1 de cet article.

 

 

(1) Deux millions de personnes de plus de 65 ans chutent chaque année en France (source : Santé publique France). Ces accidents peuvent avoir des impacts physiques et psychologiques très graves.

(2) Après étude de leur dossier de demande.

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