L’accueil familial, alternative à l’EHPAD?

Quand une personne âgée n’a plus la possibilité de vivre chez elle, l’Ehpad s’impose souvent comme l’unique solution. L’accueil familial est encore peu développé mais il pourrait constituer une alternative lorsque la dépendance amène à envisager un autre choix d’hébergement.

Une nouvelle solution d’hébergement

Le rôle des accueillants familiaux consiste à recevoir des personnes âgées ou handicapées chez eux contre une rémunération. Couples ou personnes seules, ils proposent aux personnes dépendantes un accompagnement ponctuel ou au long cours dans un cadre familial.

L’accueil familial peut être :

  • temporaire (après une hospitalisation, si les proches s’absentent…),
  • à temps partiel (durant la journée par exemple),
  • à temps complet,
  • séquentiel (tous les week-ends par exemple).

L’accueillant familial est rémunéré directement par la personne qu’il accueille dans le cadre d’un contrat. Il peut aussi être salarié d’un organisme agréé par le conseil départemental.

Encore méconnue, cette forme d’accueil devrait se développer dans les années à venir puisque la loi de 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement encourage à y faire appel.

Qui sont les accueillants familiaux ?

Ce sont des personnes ayant exercé une activité professionnelle dans le secteur de la santé ou du travail social. D’anciens aidants familiaux peuvent aussi décider de devenir accueillants. Quels que soient leurs parcours, ils ne doivent pas avoir de liens familiaux avec les personnes qu’ils accueillent.

Pour être accueillant familial, un agrément du conseil départemental est impératif. Sa validité est de 5 ans. Celui-ci précise le nombre de personnes que l’accueillant familial peut recevoir (en fonction de son profil et de son domicile). La formation et le contrôle des accueillants familiaux sont organisés par le conseil départemental, de même que le suivi social et médico-social des personnes accueillies.

Aucun diplôme spécifique n’est demandé pour obtenir l’agrément. Toutefois, il est accordé sous certaines conditions :

  • la compatibilité du logement avec l’âge ou le handicap des personnes accueillies,
  • des conditions d’accueil permettant d’assurer la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des personnes âgées ou handicapées,
  • l’engagement de garantir la continuité de l’accueil, d’accepter le suivi social et médico-social et de se soumettre à la formation du conseil départemental.

Comment fonctionne l’accueil familial ?

L’accueillant familial propose un accompagnement personnalisé à la personne dépendante en prenant en compte ses besoins au quotidien. Il assure l'hébergement et la restauration ainsi que l'entretien de ses effets personnels et des pièces mises à sa disposition.

Pour obtenir l’agrément, l’accueillant doit proposer :

  • une chambre de 9 m2 minimum pour une personne seule ou de 16m2 pour un couple ;
  • des équipements adaptés au niveau d'autonomie de la personne ;
  • une salle d’eau et des toilettes, partagées ou privées ;
  • un moyen de communication permettant de demander du secours en cas de besoin.

La personne hébergée doit pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans les pièces communes (salon, salle à manger, salle de bain…). L’accueillant le fait participer à la vie quotidienne de la famille (les repas par exemple). Il peut aussi l’accompagner dans les actes de la vie quotidienne si nécessaire (lever, coucher, toilette…). L’accueillant doit également permettre à la personne accueillie de sortir ou de continuer à avoir des activités.

Quel est le coût ?

Le coût dépend du nombre de jours d’accueil et des conditions financières fixées dans le contrat pour :

  • la rémunération pour services rendus ainsi que l’indemnité de congé ;
  • l’indemnité de sujétions particulières (si le handicap ou la dépendance de la personne demande une disponibilité accrue de l’accueillant) ;
  • l’occupation d’une partie du logement ;
  • les frais occasionnés par l’hébergement (nourriture, entretien du linge…).

Ces prix sont librement négociés entre l’accueillant familial et la personne hébergée, avec un tarif règlementaire minimal.

Cet article en synthèse

  • Adapter un logement a un coût mais des aides existent.
  • Ces aides sont en général attribuées sous conditions de ressources.
  • Certaines allocations ne sont pas cumulables entre elles.

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